MAEL PONDAVEN, L’HABITAT COMME ÉCOSYSTÈME

Propos recueillis par Gabrielle Paoli / Colibris – 29 avril 2017

Crédit photo : Fanny Dion

“J’ai grandi en Bretagne. Et quand on grandit en Bretagne, avec la mer en face de soi, on ne peut qu’aimer passionnément la nature. D’ailleurs, pendant des années, mon rêve était de travailler à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). J’ai finalement étudié le génie thermique, avec une spécialisation dans les énergies renouvelables. Et aujourd’hui, je fais du conseil environnemental dans le domaine du bâtiment avec ômsweetôm environnement, une structure que j’ai créée en mai 2016.

Passionné d’habitat durable, je m’intéresse à l’approche global de la notion « d’habiter », et notamment sur l’importance de placer les usagers au cœur du processus de conception. J’accompagne également les particuliers et les professionnels de la construction (architectes et maîtres d’ouvrages), sur des thématiques comme la conception bioclimatique, la biodiversité et la sobriété énergétique.

Par exemple, sur un projet en cours, en complément d’avoir intégré des matériaux sains et locaux nous mettons en place des matériaux de réemploi pour une partie du bardage. Sur un autre projet, nous avions intégrés des nichoirs à Barbastelle d’europe, espèce locale menacée nichant dans une grange à réhabiliter.

Mais cette activité professionnelle ne représente qu’une partie de mon engagement. D’ailleurs, le 29 mars à Nantes, j’avais deux autres rôles. Celui de membre du groupe local Colibris nantais, et depuis septembre 2016, celui de compagnon oasis du Mouvement Colibris. Sur la base de mes compétences en conseil environnemental, j’ai en effet été formé et conventionné par l’association pour accompagner les porteurs de projet d’oasis, des écolieux qui maillent le territoire français.

J’habite à Nantes, une ville en plein essor qui m’offre une très bonne qualité de vie. Le réseau d’espaces verts et de transports en commun ainsi que le tissu associatif alternatif extrêmement dynamique en font une ville vraiment chouette. Cependant, en quête de connexion plus forte avec la nature, je suis en transition et songe à quitter la ville pour un projet d’oasis en milieu rural.

En attendant, je fais ma part à mon échelle : en auto-rénovant ma maison avec des matériaux écologiques, en saluant les autres cyclistes au feu rouge, ou en cultivant quelques carrés de légumes fertiles …”

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